Mars 2010

RÉUSSIR SON ENSEIGNE EN 2010

En 2010, quels sont les ingrédients du succès pour une enseigne ? Faut-il développer sa propre enseigne ou devenir franchisé ? Comment « faire ses courses » parmi les 1 400 réseaux disponibles ? Pourquoi choisir de devenir franchisé ? Quels sont les avantages des réseaux de franchises ? Réponses de spécialistes et retours d’expériences au DEVCOM, le 23 mars dernier.

Pour Marc DAVID, responsable du pôle création/TIC à la CCI de Lyon, l’enseigne réinvente un métier, « package » une offre. À ce titre, elle contribue à l’évolution de l’approche que le consommateur a d’un métier. En bref, l’enseigne réinvente ce qui existe déjà en le marketant et le rendant plus visible.

.    En 2010, quels sont les ingrédients du succès pour une enseigne ?

.    Pour Franck RIEHM, spécialiste du développement de concepts et de la gestion de réseaux, à l’origine de nombreux concepts de restauration à emporter (FLAM’S, Nooi, Wok Thai), deux facteurs sont prédominants : la spécialisation et le prix.
.    Jean Michel MARIN, pour sa part (groupe EFFEA), pense que le premier facteur de réussite réside dans le concept. « Il faut que l’effet de différenciation soit réel. » À ce titre, un concept existant ne doit surtout pas rester figé. Il faut avoir la capacité de s’adapter ou de se réadapter aux évolutions du marché. Pour lui, le deuxième facteur est le prix, et le troisième la proximité du franchiseur avec ses franchisés. Enfin, ce sont la dynamique commerciale et la visibilité de la marque qui contribuent dans une large mesure à la réussite d’une enseigne.

Faut-il développer sa propre enseigne ou devenir franchisé ?
Actuellement, le taux de réussite de création d’une entreprise commerciale en franchise est supérieur à celui existant dans la création traditionnelle.
.    En général, la franchise correspond à une deuxième ou une troisième vie professionnelle. Elle attire des profils de 40/50 ans en rupture professionnelle qui cherchent à se réorienter et à se remettre en question avec un atterrissage « en douceur ».

Elle séduit les entrepreneurs grâce un environnement juridique « bien huilé ».
En effet, celui qui se « lance seul » aura foison de choses à gérer – création du concept, de l’identité visuelle ; agencement du magasin, des vitrines ; gestion des fournisseurs ; achats… –, ce qui n’est pas le cas du franchisé qui aura principalement « deux choses à s’occuper : ses clients et ses équipes. Toutes les autres choses seront standardisées », nous dit Jean-Michel MARIN.


Comment « faire ses courses » et choisir la bonne enseigne parmi les 1 400 réseaux disponibles ?

Dans un premier temps, il est important que les valeurs portées par l’enseigne correspondent aux nôtres, et que nous en ayons les moyens.
Le concept du franchiseur, c’est « gagnant-gagnant » avec son franchisé.
Il est inutile d’être un professionnel du métier auquel on se destine ; au contraire, des « novices » sont souvent plus appréciés car ils sont plus faciles à « modeler » à la marque.
.    En effet, l’enseigne apporte un système avec concept et métier, et la franchise procure la force d’une formation et d’un accompagnement.
.    La franchise aide à développer son business au quotidien.
La règle d’or ? Penser commerce. Trouver une adéquation entre le concept, la personne et l’emplacement.

Pour Marc DAVID, alors que la CCI de Lyon reçoit 12 000 porteurs de projets par an, la franchise semble être le format « plus tranquille ». En revanche, il met en garde l’entrepreneur sur le choix du bon franchiseur car, dans la jungle des enseignes, certaines sont « borderline ». Alors qu’il existe des franchises dans tous les domaines – les services à la personne arrivent en force –, il faut être en accord avec les valeurs de la marque et se sentir en phase avec le profil souhaité.
Comment juger du sérieux d’une franchise ?
La CCI peut être de bon conseil, ainsi que « tous les grands réseaux bancaires qui sont des experts en franchise ». Ainsi, les « brebis galeuses » sont repérées, identifiées et dénoncées.

.    Quels sont les avantages des réseaux de franchises ?
.    La formation, l’assistance dans le montage d’un dossier, la recherche de locaux sont les principaux atouts des franchises.
Le travail de conceptualisation étant déjà fait, la boutique est livrée « clé en main ».
De plus, la force du réseau permet d’avoir plus de visibilité.
Après l’ouverture, en principe, le franchisé n’est pas livré à lui-même, mais bénéficie d’un accompagnement (trouver la performance). Il est valorisé et profite de l’innovation permanente du réseau qui développe la marque et l’ajuste aux tendances du marché. Il met en place des opérations dédiées, des économies de coûts, un suivi, et gagne du temps grâce à la mutualisation des expériences.
Un réseau qui travaille sur l’image de la rentabilité du groupe a tout intérêt à ce que ses points de vente soient performants.

En conclusion, même si la franchise paraît être un format plus « tranquille » pour entreprendre un point de vente, elle n’attire pas les tempéraments indépendants qui ont du mal à se soumettre aux standards imposés par une marque. Heureusement pour la richesse du commerce et sa diversité, il existe une once d’indépendance chez certains commerçants. Car la singularité des boutiques influe pour une grande part sur l’attractivité des villes.

www.lyon.cci.fr
www.toute-la-franchise.com
www.observatoiredelafranchise.fr
www.franchise-fff.com